Éditorial

L’heure des comptes sonne à Berder !

Dans notre édition d’octobre 2022 ( à revoir ici ), nous avions dénoncé les différents masques portés par les acteurs publics, élus ou fonctionnaires, engagés dans le sens des projets de l’OCDL Giboire parfois au mépris de l’intérêt général, parfois au mépris de la loi et de la protection de l’environnement.

Il était notamment reproché au maire Denis Bertholom d’avoir fermé les yeux, lorsque la société Giboire s’est installée dans la Grande Pecherie sur le domaine maritime et a transformé les lieux en résidence secondaire sans déclaration de travaux ni permis de construire….

Ou bien d’avoir accordé à la société Giboire une autorisation de travaux pour la transformation de la Petite Pecherie en appartements.

En ordonnant au préfet de dresser procès-verbal contre la société Giboire pour l’occupation illégale de la Grande pêcherie, la cour d’appel de Nantes a définitivement reconnu le statut public de la Grande pêcherie et l’impossibilité pour le promoteur d’en faire une résidence secondaire.

Pour la petite pêcherie, nous attendons encore la décision du tribunal administratif pour dire si elle peut être transformée en logements.

Pourquoi est-ce si important, aussi important que l’interdiction faite à la société Giboire de construire un Hôtel quatre étoiles avec parking à BERDER ?

Parce que fort de cette tentative d’occupation de la pêcherie à titre privé, la société Giboire s’est réservée une ère privative qui lui a permis de confisquer le nord de l’Ile, de détourner le sentier côtier, et d’amorcer une première tentative d’urbanisation de Berder, pourtant classée espace remarquable intégral.

Parce que cela fait apparaître au grand jour la convergence des actions des acteurs publics et les intérêts privés d’un groupe immobilier :

Sinon, pourquoi le soutien du président du conseil général David Lappartient au groupe Giboire ?

Sinon, pourquoi le soutien constant du maire, depuis la préparation du PLU de Larmor Baden à la réalisation de ce projet d’Hôtel, à l’occupation illégale du domaine maritime, au détournement du sentier côtier.?

Sinon, pourquoi le refus maintenant explicite du préfet à dresser procès-verbal contre la société Giboire pour l’occupation illégale de la Grande pêcherie, alors même que les Associations le demandent depuis près de trois ans et que les juridictions de première instance et d’appel, ordonnent au préfet de le faire sous exécution provisoire et bientôt astreinte ?

Pourquoi en outre l’inertie du préfet à reconstituer le sentier côtier du tour de l’île Berder dont le tracé est de la responsabilité de l’État ?

Pourquoi encore l’inertie de l’architecte des bâtiments de France devant lequel Michel Giboire s’est engagé à « sécuriser la tour de Berder indépendamment du reste des travaux prévus »?

Nous saurons bientôt, avec les dernières décisions sur la petite pêcherie et les ultimes recours devant le conseil d’État, si l’intérêt général prévaut encore dans notre état de droit!