Numéro 53 - Octobre 2026


Éditorial :

Quand l’urbanisme achoppe sur l’assainissement...

À Questembert, le maire gèle des lotissements car la station d’épuration du Maguéro est surchargée. En 2024, elle était non conforme. La coupable ? La pluie, qui se mélange aux eaux usées, assure le syndicat intercommunal.

On retrouve dans cette commune tous les ingrédients de Larmor Baden : station d'épuration vieillissante (lagunage naturel), surcharge en période estivale, inondation de la lagune en hiver à la suite de la crue du petit cours d'eau le Brangon, mauvais traitement des effluents (phospohore, azote), rejet dans le Golfe dans une zone ostréicole.

On peut aussi s'étonner du curage de la lagune au moment où elle devrait retourner en zone naturelle. Et de l'usage des déchets répandus dans des zones agricoles proches, avec tous les risques de pollution des sols et du Golfe.

On nous annonce un branchement imminent sur la station de Bourgerel. Mais on est encore dans l'attente de sa concrétisation. Et pourquoi ne pas rappeler que cette station présente elle aussi des anomalies de fonctionnement, surtout en période de fortes pluies. Ce sera déplacer le problème à Port Blanc, là où se déversent les rejets de la station.

Voir ici l'article du Télégramme.


Quel avenir pour Berder ?

Il s’écrit aussi dans les documents d’urbanisme en gestation. Après sept ans de procédures, les règles d’urbanisme de Berder et de l’ensemble de Larmor-Baden sont en cours de réécriture. Elles poseront le cadre de ce qu’il sera possible d’y faire.

Larmor-Baden comme l’Agglo ont remis l’ouvrage sur le métier. Dès mars 2025, le conseil municipal de Larmor-Baden a voté une révision de son PLU. En juin 2026, la nouvelle équipe municipale a présenté en réunion publique l’aboutissement de la première étape : le diagnostic.

Berder doit être regardée pour sa totalité comme un espace remarquable », écrivait la cour administrative d’appel de Nantes dans sa décision d’annulation du PLU. Comment la commune va-t-elle prendre en compte ce jugement ?

Voir ici l'article du Télégramme.