Editorial
Permis NEXITY : le maire retoque tous les recours gracieux !
Le permis de construire accordé à NEXITY par le maire L.R. Denis Bertholom a suscité une réaction de rejet d'une grande partie de la population de Larmor Baden.
L'ampleur du projet (que nous avions dénoncé il y a bien longtemps au vu de la description de l'OAP Centre Bourg), la hauteur des bâtiments situés en plein bourg, les problèmes de circulation prévisibles dès maintenant, sans parler des problèmes cachés comme l'augmentation prévisible du volume de traitement des eaux usées par une lagune à bout de souffle et l'élimination des eaux pluviales sur un terrain quasiment totalement artificialisé ont conduit aux dépôts de nombreux recours contre la décision municipale et pour l'annulation du permis;
Les réponses à ces recours sont sans surprise lorsqu'on connaît l'état d'esprit du maire. Tous les recours, à notre connaissance, ont été retoqués, avec des argumentations plus ou moins partiales. C'est "niet".
Concernant le traitement des eaux usées, la commune considère que la lagune de la Saline sera parfaitement opérationnelle dans le futur, malgré les mauvais résultats divulgués par le gestionnaire depuis plusieurs années. Mais la mairie a décrété que tout allait bien, et n'envisage même pas le transfert vers la station Baden-Bourgerel à court terme.
Concernant le traitemant des eaux pluviales, la mairie considère que les calculs du bureau d'étude appointé par NEXITY sont tout à fait corrects et que les riverains n'auront pas à pâtir des ruissellements prévisibles en bas du lotissement.
Concernant l'augmentation éxagérée du nombre de logements, la commune considère que son permis est conforme au PLU et donc cet argument est "sans incidence sur le légalité du projet."
Concernant les problèmes de circulation à l'intérieur et à l'extérieur du lotissement, la commune considère que les éventuels risques générés par le permis ne sont pas suffisament établis et donc ne peuvent induire l'annulation du permis. Donc les ennuis les jours de marché, l'augmentation de la circulation sur la place de la mairie, la circulation des engins de chantier dans la commune, et surtout route de Baden ne sont pas des risques "suffisament" établis.
Enfin, concernant l'urbanisation d'un lieu proche du rivage, la commune répond que "les constructions projetées s’intègrent au tissu urbain pour densifier un quartier existant, conformément à l'OAP et aux injonctions actuelles en zone tendue, en lien avec l'objectif du Zéro Artificialisation Nette" (voir à ce sujet notre article de ce mois-ci). "Le projet litigieux ne renforce pas de manière significative l’urbanisation d’un quartier périphérique (puisqu'il prend place en plein bourg) et n’est pas de nature à modifier de manière importante les caractéristiques du centre-bourg de la commune. Il ne peut donc être regardé comme une extension de l’urbanisation au sens de l’article L.121-8 du Code de l'urbanisme."
Nous laissons nos lecteur juger des arguments de la commune face au refus de la population. M. Bertholom refuse le dialogue et se retranche derrière "sa" légalité. Il ne veut pas voir que son permis dénature complètement le centre bourg. Il ne veut pas entendre les voix de ses concitoyens qui l'ont élu. Monsieur Bertholom ne connaît que les procédures juridiques et veut aller en justive !
Eh bien nous irons en justice. Les associations ne laisseront pas passer ce permis sans réagir et les contribuables financeront l'entêtement de leur maire.
