Numéro 4 - Mars 2021

Éditorial

Dans un article publié dans le journal la Croix le 3 mars 2021 (voir ici), il apparaît qu’en France la biodiversité est gravement menacée et qu’en seulement 13 ans la situation de la faune et de la flore sauvages s’est nettement dégradée.

Les lanceurs d’alerte pointent une nette dégradation de la situation depuis 2008 par exemple pour les oiseaux nicheurs pour lesquels il y avait un quart d’espèces menacées en 2008, pour un tiers aujourd’hui. Ils désignent ensuite les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité, à commencer par un aménagement du territoire incontrôlé.

Se pose donc la question de savoir ce que fait la commune de Larmor Baden pour protéger sa biodiversité :

Or il se trouve que notre commune encourage un projet écocide à Berder avec béton et parking, qu’elle continue à détruire des haies et d’abattre des arbres, à réduire les surfaces boisées protégées, à poursuivre l’artificialisation des sols avec des extensions d’urbanisation et des lotissements denses sur des espaces remarquables et protégés, qu’elle refuse l’adhésion au Parc Naturel Regional, qu'elle goudronne ses voie vertes et participe à la gabegie générale avec par exemple l’installation de dizaines de caméras de surveillance à Larmor Baden comme s’il s’agissait d’une banlieue avec un fort taux de délinquance...

L’environnement n’est pas qu’une affaire nationale : c’est aussi l’affaire des communes, même des plus petites, et surtout quand elles abritent une grande richesse écologique en espace littoral.


De la tour de Berder à la vigne d’autrefois.

Dès les premiers discours, la question patrimoniale a été intentionnellement introduite dans le débat sur Berder par les partisans du projet Giboire. Facile ! Le patrimoine, d’une manière générale, est cher à chacun, emblème de la communauté qu’il rassemble. Personne ne peut être « contre » le patrimoine et chacun se soucie de sa sauvegarde. Michel Giboire lui-même, grand bétonneur de la Bretagne, inscrit le patrimoine au cœur même de sa démarche : « Le terreau de nos racines est constitué du respect de notre patrimoine, de la qualité de nos ouvrages, et de la responsabilité envers les territoires et les hommes ». Il pourrait tout autant se poser en dernier rempart contre l’effondrement de la biodiversité… Quand on se permet un tel niveau de foutage de gueule, c’est qu’on ne doit plus avoir grande considération pour ses semblables. On ne saura jamais vraiment si les porte-voix de ces âneries sur le terrain, qui n’ont eux-mêmes cessé de faire larmoyer sur l’état des bâtiments de Berder, ont réellement cru que leur mentor partageait, ne serait-ce qu’une seconde, leurs préoccupations que nous pensons néanmoins sincères. M. Giboire se moque éperdument de tout le monde, de ses détracteurs comme de ses partisans dont il exploite tantôt la naïveté, tantôt la fascination qu’il exerce.

Brèves ...

La tête de liste "Bretagne d’Avenir" soutient Berder Ensemble

Le Télégramme, publié le 25 mars 2021

Claire-Desmares-Poirier, tête de liste Bretagne d’Avenir aux élections régionales, était à Larmor-Baden ce jeudi après-midi. Devant l’île Berder, elle a rencontré l’association Berder Ensemble…

Claire Desmares-Poirrier (EELV), tête de liste « Bretagne d’Avenir » sur la Bretagne aux élections régionales faisait étape jeudi 25 mars à Larmor-Baden où elle a rencontré l’association Berder Ensemble. Elle était accompagnée de Gaël Briand (UDB), et d’une dizaine de sympathisants parmi lesquels Eugène Riguidel. Devant l’île Berder, les candidats ont rencontré Marc Chapiro de l’association « Berder Ensemble » qui a rappelé les étapes de leur lutte contre le projet Giboire.

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Lettre ouverte des présidente et présidents d'honneur de Berder Ensemble

Publiée le 22 mars 2021

Il faut sauver Berder !

Nous sommes les 4 présidente et présidents d'honneur de l'association Berder Ensemble. Nous ne courrons ni les présidences, ni les honneurs. Mais nous avons accepté la fonction parce que cette association qui défend un territoire et qui souhaite le voir accessible par tous, nous a convaincu.

Parfois, peut-être même souvent, il faut savoir dire stop.

Ici à Berder, la beauté, les paysages, l'histoire et les marées, le mouvement des arbres, cette île du Golfe du Morbihan, ne peuvent relever du seul argent roi. Le projet de faire de cette île le parc privé d'un hôtel 4 étoiles, indigne profondément les habitants de toute cette région.

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Pourquoi Berder, petite île du Morbihan, déchaîne-t-elle les passions ?

Le Télégramme, publié le 22 mars 2021

Les semaines se suivent et le soufflé ne retombe pas. Le « dossier » Berder s’invite jusque dans les médias nationaux, jusque sur des palissades, à Vannes. Pourquoi un projet d’hôtel sur cette île du golfe déchaîne-t-elle tant de passions ?

Parce que c’est une île, ...

Parce qu’elle est emblématique des mondes d’après, ...

Parce que la notoriété attire la notoriété, ...

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Action de collage à Vannes pour "Sauver Berder des mains de Giboire""

Sans Transition, publié le 15 mars 2021

Le groupe Extinction Rebellion de Vannes a réalisé le 14 mars une action de collage d'affiches et de messages sur la palissade autour du chantier de l'ancienne tour de la CPAM. Ces collages sont visibles depuis le Boulevard de la Paix à Vannes.

Ces affiches font partie de la campagne #LovePlanet lancée par Extinction Rebellion et Street Art Rebellion fin septembre 2020. En interpellant les passants dans l’espace public, ces affiches montrent les destructions qu'engendre notre système capitaliste. Par notre message : "SAUVER BERDER DES MAINS DE GIBOIRE", nous souhaitons dénoncer le projet hôtelier de M. Giboire sur l'île de Berder à Larmor Baden. Entre ses mains, la biodiversité et l'accès à tous de cette île ne seront pas respectés. L'intérêt privé et lucratif du promoteur n'est conciliable ni avec une véritable préservation de l'environnement, ni avec l'équité sociale et le vivre ensemble.

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"Sauvons Berder des mains de Giboire"

Le Télégramme, publié le 14 mars 2021

« Sauvons Berder des mains de Giboire » : le message d’Extinction Rébellion à Vannes

Ce dimanche 14 mars au matin, le groupe Extinction Rébellion de Vannes a collé des affiches « Sauvons Berder des mains de Giboire » sur la palissade autour du chantier de l’ancienne tour de la CPAM.

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Sauver l'île de Berder, c'est sauver l'humanité, un espace de liberté

France-Inter, Chroniques littorales lundi 15 mars 2021, par Jose Manuel Lamarque

Nous nous permettons de reproduire ici l'article de France-Inter paru sur leur site.

L'île de Berder est un joyau du Golfe du Morbihan et pourrait être bientôt restreinte au public, pour cause de la construction d'un hôtel de luxe qui priverait les visiteurs, les promeneurs, les amoureux de la nature de ne pouvoir s'y rendre à leur gré, simplement à pied par marée basse. Il faut sauver Berder !

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"Extinction Rébellion" a collé des affiches sur le chantier Giboire à Vannes

D'après l'article de Ouest-France du 14 mars 2021

" L’association Extinction rébellion a collé des affiches, ce dimanche 14 mars 2021, sur les palissades du chantier de l’ex-CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), mené à Vannes (Morbihan) par le groupe Giboire.

" Les militants de ce mouvement mondial de désobéissance civile contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique dénoncent le projet d’hôtel sur l’île de Berder, à Larmor-Baden, dans le golfe du Morbihan, également envisagé par le groupe Giboire.

" Sauvez Berder des mains de Giboire "​, indiquent les autocollants. Dans un communiqué, l’association fait savoir : " Nous souhaitons dénoncer le projet hôtelier de M. Giboire sur l’île de Berder, à Larmor Baden. Entre ses mains, la biodiversité et l’accès à tous de cette île ne seront pas respectés. L’intérêt privé et lucratif du promoteur n’est conciliable ni avec une véritable préservation de l’environnement, ni avec l’équité sociale et le vivre ensemble. "

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Pierre Violo, le nouveau communiquant de Giboire

Selon toute vraisemblance, Pierre Violo, le "président durable", aurait décroché un stage au sein du service communication du groupe Giboire. Entre la photocopieuse et la machine à café, il s’est vu confier la rédaction d’un tract publicitaire sur papier glacé bon marché pour vendre le projet Giboire aux larmoriens.

Mission parfaitement inutile puisque l’intéressé revendique une majorité de villageois acquis à sa cause, assommés par la propagande d’un Guy Homard qui l’avait précédé à ce poste.

Qu’importe ! Pierrot s’est attelé à la tâche avec un zèle déconcertant. Il s’agissait surtout pour le jeune stagiaire de se faire une place auprès de son mentor et peut-être, qui sait, décrocher un emploi durable au sein du groupe.

Il en ressort un petit laïus brouillon et décousu où l’urgence du « sauvetage de la France » le dispute à celle de « replanter la vigne d’autrefois »… Un tissu de bêtises, de mensonges, de contrevérités et de mauvaise foi que le Journal de Larmor & Baden a revisité à l’aune des grandes problématiques de notre temps. Lorsque la loi du marché cède le pas aux véritables urgences : l’effondrement de la biodiversité et la spoliation de notre littoral.

Vous pouvez télécharger la version corrigée de cette bien triste propagande ci-dessous.


Brèves ...

Un projet d’hôtel 4 étoiles sur la petite île Berder soulève la tempête

Article du Parisien du 28 février 2021

C’est la nouvelle guerre du golfe du Morbihan. Un luxueux projet immobilier sur cette île de 23 hectares fait bondir des associations et des personnalités comme Jean-Louis Etienne ou Yann Queffélec.

Voir ici l'article du Parisien


Brèves ...

Le maire Bertholom fait plus fort que le maire Estrosi

L'article de Ouest-France du 27 février dernier nous informe que Larmor-Baden va installer 20 caméras de surveillance

Nice 4 caméras par km2, Larmor Baden 5 caméras par km²

Nice 1 caméra pour 100 habitants, Larmor Baden plus de 2 caméras pour 100 habitants

À quand la reconnaissance faciale, le contrôle du port du masque, la vérification des personnes non respectueuses du couvre-feu !

Petit point positif, la surveillance des ports qui arrive après tant d'années d'attente et de nombreux vols de moteurs !


LE BAGNE DE GUYANE de 1850 à 1953

Le bagne colonial de Guyane - c’était son nom - a fonctionné exactement un siècle, de 1850 à 1953 , après la seconde guerre mondiale, et bien que sa suppression ait été décidée par un décret-loi de 1938. Quelques 70.000 condamnés ont subi ce que d’aucuns ont appelé l’enfer vert, la terre de la grande punition selon l’historien Michel Pierre, ou encore la “guillotine sèche” selon l’expression de Tronçon-Ducoudray.

Il y eut une sorte de parenthèses avec le bagne de Nouvelle-Calédonie où ont été envoyés pendant une quinzaine d’années d’abord les déportés de la commune de 1870, dont Louise Michel et Rochefort, puis les droits communs auquel l’administration métropolitaine a voulu épargner pendant un temps le climat réputé difficile de la Guyane. Mais le bagne de Guyane n’a jamais cessé d’exister pendant cette période.

Giboire Durable

Le Groupe Giboire a récemment installé ses bureaux de Vannes rue Thiers, dans l'ancien bâtiment du Crédit Martime.

Pendant les travaux - Photo Google

Non seulement cette réalisation est ostentatoire, mais en plus elle montre le dédain pour un certain respect de la ville et de son architecture. Certes, le bâtiment du Crédit Maritime n'était pas un modèle de réussite architecturale, mais Giboire en a rajouté avec ces vitrages courbes, qui ...

Brèves ...

Les assurances n'assument plus l'aventurisme du maire Bertholom

d'après un article du Télégramme :

" ... le point noir des finances de la commune est la somme allouée aux assurances.

" En effet, force est de constater que l’abondance de recours judiciaires supportés par la commune entraîne une augmentation [du budget assurance].

" Pour 2021, la peine est double puisqu’en plus d’une augmentation conséquente des cotisations, il faut allouer au budget une somme spécifique pour le paiement des frais d’avocats que l’assurance ne veut plus prendre en compte.

Et l'on nous fera croire que tous les soucis financiers de la commune viennent des associations de défense de l'environnement !