Numéro 3 - Février 2021

Éditorial

De par sa situation géographique privilégiée, la commune de Larmor Baden est la proie enviée de la spéculation foncière et immobilière. Peuplée de 900 habitants et gérée par un conseil municipal sans opposition , la commune ne peut y résister.

Son maire Denis Bertholom a pour devise : « si nous ne pouvons pas construire, nous sommes morts !» et « l’environnement est au service de l’homme et non l’homme au service de l’environnement !»

À partir de cette profession de foi, Denis Bertholom est prêt à sacrifier les espaces naturels remarquables de la commune pour une urbanisation sauvage, réduire les espaces boisés classés, refuser les contraintes du Parc Naturel Régional, nier la réalité du réchauffement climatique et ignorer l’existence de zones à risque de submersion.

À cet égard, l’ile de Berder est exemplaire. Denis Bertholom a d’abord tenté d’y créer dans son PLU un espace urbanisable. Cette tentative ayant échoué, il a réintroduit l’urbanisation à Berder en accordant au Groupe Giboire un permis de construire portant sur un ensemble immobiler de 20 appartements et de 60 chambres, avec parking de 97 places et piscine !

En cas d’échec probable du projet d’hôtel, le constructeur pourra revendre son immeuble par appartement... et l’île sera définitivement ouverte à l’urbanisation...

Toujours à Berder, le maire (comme le préfet), ont fermé les yeux sur la privatisation de la Pêcherie et la confiscation du sentier côtier au nord de l’île.

Le sommet de l’hypocrisie (malheureusement relayée par notre confrère O.F.) a été atteint avec l’effondrement de la tour de Berder (Voir nos articles) que le maire et ses affidés attribuent aux procédures menées par les associations pour empêcher l’extension du béton à hauteur de 30 %, la privatisation de la pêcherie sur le domaine maritime et la confiscation partielle du sentier côtier...

... Alors que de toute évidence le constructeur Giboire n’a pas pris les mesures nécessaires à la conservation de la tour dont il est propriétaire depuis 2012 !

L’île de Berder, située sur la commune de Larmor Baden, appartient à nos deux communes de Larmor et de Baden, mais aussi à la communauté départementale et régionale.

Il appartient à Denis Bertholom, maire de Larmor Baden, d’en prendre conscience s’il veut obtenir un nouveau mandat départemental.

Un premier pas pourrait être franchi avec une adhésion de la commune de Larmor Baden au Parc Naturel Regional dont le président n’est autre que David Lappartient, futur président du département du Morbihan (voir article ci-dessous).

La Rédaction

Le Prix Citron de Denis BERTHOLOM

Candidat aux élections départementales, le maire Denis Bertholom subit un nouvel échec à Ker Eden et obtient le prix Citron 2020

Le Prix Citron décerné par l'Union des Associations pour la Défense du Littoral (voir ici) a été délivré au maire de Larmor Baden, déjà connu pour son opposition au Parc Naturel Regional du Morbihan, pour ses actions continues contre la protection du littoral et de la nature sur sa commune. Il récompense ainsi le maire Denis Bertholom pour sa promotion d’un projet démesuré d’hôtel de luxe à Berder avec un parking d’une centaine de places dans un lieu de biodiversité, à quoi s’ajoute une tentative de déboisement sauvage, un PLU inapproprié en partie suspendu, outre diverses extensions d’urbanisation en violation de la loi littoral.

Le "Collectif Berder Ensemble" devient une association

Après 6 mois d'existence, le collectif Berder Ensemble a décidé de se constituer en association.

Avec près de 3.000 sympathisants, avec une pétition que nous avons portée à 15.000 signatures pour que Berder devienne un parc départemental, avec deux magnifiques rassemblements réussis regroupant 400 puis 800 personnes malgré les contraintes de la crise sanitaire, avec notre soutien constant aux 20 associations de défense de l'environnement qui portent les recours en justice contre ce projet absurde et pharaonique d'hôtel à Berder, nous devions faire évoluer notre mouvement.

Pierre Violo et son monde

La tour de Berder s’est donc écroulée et voilà que ça tombe sur la gueule des associations. Il faut dire qu’elle a choisi son heure. Vigie du Golfe depuis près de 140 ans, elle n’en était tout de même pas à quelques semaines près ! Pourquoi ne pas avoir rendu l’âme l’hiver dernier alors que personne ne s’y intéressait et que Guyomard n’avait pas encore foutu le bordel sur la commune de Larmor ? Pourquoi ne pas avoir attendu quelques mois encore que tous se fatiguent de ces débats incessants et qu’elle disparaisse alors dans une relative discrétion ? Mais non, c’est en pleine gloire qu’elle a choisi de s’en aller. Objet de toutes les attentions, égérie des photographes en herbe qui compulsent fiévreusement des clichés sur les fissures qui la lézardaient, elle a choisi de donner sa mort en spectacle et pour héritage des polémiques à n’en plus finir.

Yann Queffélec nous parle de Berder

Berder, mon amour...

Intéressons-nous à l'actualité. Le jour où l'institut Pasteur validera le vaccin contre la rage de détruire, l'espèce humaine n'aura plus besoin des dieux (et vice-versa). Faut-il citer les destructions mémorables ? Babylone, Hiroshima, Brest ou Palmyre? ... Les destructions immatérielles posent problème. invisibles qu'elles sont. Subjective autant qu'invisible, la beauté du monde est un trésor que chacun remplit de sa propre émotion depuis les siècles des siècles. ignorant de quoi il est fait. Un horizon, de quoi c'est fait? Un vol d'oiseau dans le cadre naturel d'un littoral préservé des parkings ? Un soleil couchant ? Tous les jours (tous les soirs), on détruit des soleils couchants au pays d'Armor et d'Argoat. Et l'on abat cette invisible beauté distillée par celui qui s'en émeut quand il regarde l'océan ou la côte, proie du mystère des choses. Cette beauté hors de prix en a un. Même la loi, quand les zéros des millions lui font les yeux doux, se laisse conter fleurette. Pourquoi pas un hôtel champignon à Belle- Île-en-Mer, sur la côte sauvage ? Un monstre écrasant la grotte de !'Apothicairerie ? Pourquoi pas une plantation d'éoliennes dans la baie de Saint-Brieuc, là où il n'y a rien : rien que de l'eau et du vent ?

Effondrement de la tour de Berder - Mise au point des associations

Dans un article paru dans le journal Ouest-France du mardi 2 février 2021 en page locale au sujet de l’effondrement partiel de la tour de l’île de Berder les rédacteurs donnent la parole aux représentants d’une toute nouvelle association « Larmor Baden durable » constituée au soutien du projet d’hôtel de luxe du Groupe Giboire.

Sous la rubrique « le patrimoine en péril » il est précisé en caractères surlignés :

« il était urgent que le projet Michel Giboire puisse être débloqué. C’est ce blocage qui met en péril la totalité de ce patrimoine. Il faut des travaux autres que de consolidation et protection déjà faits pour éviter que cela ne se détériore un peu plus . »

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Marc Chapiro nous écrit

Voici le texte que j'ai adressé à Ouest-France et qui pour l'instant n'en a tenu aucun compte. Vous y trouverez quelques petits éléments de précision que vous voudrez bien publier dans votre journal. Ça permet d'être encore plus précis.

Monsieur le rédacteur en chef, dans votre édition de samedi dimanche 30 31 janvier, dans l'article intitulé les pavés dans la M@rle, votre rédaction me demande de "laisser béton" concernant notre action de résistance au projet Giboire d'un hôtel de luxe et de son parc de 23 hectares sur l'île de Berder, parce que comme Président des PEP56, nous fermons nos colonies de vacances...

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Ouest-France, un journal respectable.

Le traitement médiatique du débat qui porte sur l’avenir de Berder, comme pour tout sujet clivant, est une affaire délicate pour les journalistes. Que l’on soit partisan d’un camp ou de l’autre, on s’autorise sans cesse à commenter la couverture qui est faite de tel événement, de tels propos relayés dans la presse, tantôt pour s’en réjouir, tantôt pour s’en désoler. On prête trop souvent aux journalistes des intentions partisanes lorsqu’on considère qu’ils minorent ou surestiment le nombre de participants à un rassemblement, qu’ils accordent trop ou pas suffisamment de temps de parole aux uns et aux autres. Cette pratique est devenue courante sur les réseaux sociaux. Elle est pourtant bien plus pernicieuse qu’il n’y paraît et ceux qui s’y livrent mesurent sans doute mal la portée de leur acte. Sans cesse dénigrer et tenter de décrédibiliser le travail journalistique n’est pas un simple passe-temps, c’est avant tout saper la démocratie dont les médias indépendants constituent l’un des piliers.

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La lente dérive du Collectif Guyomard

Collectif de soutien au projet Giboire d’hôtel de luxe à Berder

C’est un mécanisme inéluctable, dés lors qu’un mouvement contestataire s’épuise, lorsque ses rangs se désertent, les quelques irréductibles qui se refusent encore à l’évidence s’animent de l’énergie du désespoir et se radicalisent dans un discours parfaitement décomplexé qui ne cesse alors de salir et décrédibiliser le message originel. La raison s’efface, la haine trop longtemps contenue se déverse, les insultes fusent. Qu’importe que le propos soit devenu essentiellement belliqueux et diffamatoire, il s’agit avant tout de se faire entendre, à défaut d’être écouté, de se sentit exister, jusqu’au dernier râle. Le collectif citoyen pour le développement économique et social de Larmor-Baden n’échappe pas à cette lente agonie.

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Histoire des Révoltés du Bounty et de leur île refuge de PITCAIRN

ou le premier “Vendée Globe” du capitaine Blight et de son lieutenant Fletcher à bord du HMS BOUNTY

L’Île de Pitcairn doit sa célébrité à l’aventure des révoltés de la BOUNTY. Située à 130° de Longitude Ouest et 23° de Latitude Sud, Pitcairn est un volcan éteint aux pentes raides culminant à 347 m et possédant une superficie d’environ 5 km². Il s’agit d’une île entourée de côtes rocheuses, dépourvue de plage, ayant pour seul accès un abri rocheux aujourd’hui équipé d’une simple jetée de protection.

L’histoire de Pitcairn, est indissociable de l’aventure des marins de la Bounty qui y ont trouvé refuge pour fuir l’amirauté britannique.

David Lappartient présente le Parc Naturel Régional (P.N.R.)

A ce jour, trente-trois communes de la circonscription d'origine sont membres du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan (PNR). Quatre communes avaient décidé de ne pas y adhérer : Larmor-Baden, l'lle-aux-Moines, Berric et La Trinité-Surzur. C'est pourquoi, David Lappartient, président du PNR, est venu, vendredi, rencontrer les membres du conseil municipal de La Trinité-Surzur.

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