Numéro 2 - Janvier 2021

Éditorial

La rédaction du journal de Larmor & Baden présente ses meilleurs vœux aux habitantes et habitants de nos deux communes qui ont en partage un territoire naturel exceptionnel.

Le numéro 2 de Larmor et Baden s’inscrit dans une actualité brûlante, celle de l’île de Berder toujours convoitée par le parti de l’urbanisme et celle des élections départementales en juin prochain.

En effet, l’île de Berder est toujours la cible de la spéculation immobilière encouragée par les urbanistes improvisés de la municipalité de Larmor Baden.

Nous continuons à dénoncer bien sûr d’abord la duplicité du groupe Giboire qui persiste à présenter une demande de permis de construire pour un ensemble immobilier de 80 logements dont 20 appartements et 60 chambres pour un prétendu hôtel de luxe dont la rentabilité reste à démontrer : il s’agit manifestement de revendre ces 80 logements avec parking automobile individuel (97 places), le tout avec les encouragements de la municipalité de Larmor Baden.

Par ailleurs, le même groupe Giboire, appuyé par la mairie, prétend privatiser la Pêcherie, détourner le sentier côtier et l’interrompre au nord de l’île.

Avançant sur ce projet, le groupe Giboire n’hésite pas à occuper illégalement la Pêcherie sur le domaine maritime, ni même à présenter une demande de transformation du hangar de la Pêcherie en maison d’habitation.

Le deuxième sujet, ce sont les élections départementales en juin prochain avec la candidature de Denis Bertholom sur laquelle nous reviendrons dans les prochains numéros

En effet, cette candidature du Maire de Larmor Baden ne manque pas de surprendre au regard de son positionnement pour un urbanisme débridé et peu soucieux de l’environnement, ainsi qu’en raison de son soutien systématique au projet délétère du groupe Giboire à Berder.

Il faudra bien que Monsieur Bertholom nous explique :

1 - Pourquoi il refuse l’adhésion de la commune de Larmor Baden au Parc Naturel Regional dont Monsieur Lappartient est président.

2 - Pourquoi par 6 arrêtés successifs il a privé pendant près de trois mois la population du département de son droit d’accès à l’île de Berder sous un faux prétexte (la tempête Alex n’y a fait que très peu de dégâts et il a suffit d’une demi-journée aux services de la commune pour dégager le sentier côtier, aux frais des contribuables et pour le compte du groupe Giboire, seul responsable de ses arbres abattus par la tempête )

3 - Pourquoi il a réduit l’espace boisé classé de l’île de Berder de 70 % à 10 %, ouvrant la possibilité pour le Groupe Giboire de détruire 3600 m² de forêt pour y faire un parking ?

4- Pourquoi dans son PLU, il a réduit systématiquement les espaces boisés classés dans le périmètre de la commune ?

5 - Pourquoi il n’a pas réagi aux tentatives du Groupe Giboire de transformer les bâtiments de la Pêcherie en résidence et d’interrompre le sentier côtier au nord de l’île ?

.... Et bien d’autres questions auxquelles Monsieur Bertholom devra répondre s’il veut solliciter nos suffrages aux élections départementales.

La Rédaction


Numéro 3 - Février 2021

Éditorial

De par sa situation géographique privilégiée, la commune de Larmor Baden est la proie enviée de la spéculation foncière et immobilière. Peuplée de 900 habitants et gérée par un conseil municipal sans opposition , la commune ne peut y résister.

Son maire Denis Bertholom a pour devise : « si nous ne pouvons pas construire, nous sommes morts !» et « l’environnement est au service de l’homme et non l’homme au service de l’environnement !»

À partir de cette profession de foi, Denis Bertholom est prêt à sacrifier les espaces naturels remarquables de la commune pour une urbanisation sauvage, réduire les espaces boisés classés, refuser les contraintes du Parc Naturel Régional, nier la réalité du réchauffement climatique et ignorer l’existence de zones à risque de submersion.

À cet égard, l’ile de Berder est exemplaire. Denis Bertholom a d’abord tenté d’y créer dans son PLU un espace urbanisable. Cette tentative ayant échoué, il a réintroduit l’urbanisation à Berder en accordant au Groupe Giboire un permis de construire portant sur un ensemble immobiler de 20 appartements et de 60 chambres, avec parking de 97 places et piscine !

En cas d’échec probable du projet d’hôtel, le constructeur pourra revendre son immeuble par appartement... et l’île sera définitivement ouverte à l’urbanisation...

Toujours à Berder, le maire (comme le préfet), ont fermé les yeux sur la privatisation de la Pêcherie et la confiscation du sentier côtier au nord de l’île.

Le sommet de l’hypocrisie (malheureusement relayée par notre confrère O.F.) a été atteint avec l’effondrement de la tour de Berder (Voir nos articles) que le maire et ses affidés attribuent aux procédures menées par les associations pour empêcher l’extension du béton à hauteur de 30 %, la privatisation de la pêcherie sur le domaine maritime et la confiscation partielle du sentier côtier...

... Alors que de toute évidence le constructeur Giboire n’a pas pris les mesures nécessaires à la conservation de la tour dont il est propriétaire depuis 2012 !

L’île de Berder, située sur la commune de Larmor Baden, appartient à nos deux communes de Larmor et de Baden, mais aussi à la communauté départementale et régionale.

Il appartient à Denis Bertholom, maire de Larmor Baden, d’en prendre conscience s’il veut obtenir un nouveau mandat départemental.

Un premier pas pourrait être franchi avec une adhésion de la commune de Larmor Baden au Parc Naturel Regional dont le président n’est autre que David Lappartient, futur président du département du Morbihan (voir article ci-dessous).

La Rédaction


Numéro 4 - Mars 2021

Éditorial

Dans un article publié dans le journal la Croix le 3 mars 2021 (voir ici), il apparaît qu’en France la biodiversité est gravement menacée et qu’en seulement 13 ans la situation de la faune et de la flore sauvages s’est nettement dégradée.

Les lanceurs d’alerte pointent une nette dégradation de la situation depuis 2008 par exemple pour les oiseaux nicheurs pour lesquels il y avait un quart d’espèces menacées en 2008, pour un tiers aujourd’hui. Ils désignent ensuite les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité, à commencer par un aménagement du territoire incontrôlé.

Se pose donc la question de savoir ce que fait la commune de Larmor Baden pour protéger sa biodiversité :

Or il se trouve que notre commune encourage un projet écocide à Berder avec béton et parking, qu’elle continue à détruire des haies et d’abattre des arbres, à réduire les surfaces boisées protégées, à poursuivre l’artificialisation des sols avec des extensions d’urbanisation et des lotissements denses sur des espaces remarquables et protégés, qu’elle refuse l’adhésion au Parc Naturel Regional, qu'elle goudronne ses voie vertes et participe à la gabegie générale avec par exemple l’installation de dizaines de caméras de surveillance à Larmor Baden comme s’il s’agissait d’une banlieue avec un fort taux de délinquance...

L’environnement n’est pas qu’une affaire nationale : c’est aussi l’affaire des communes, même des plus petites, et surtout quand elles abritent une grande richesse écologique en espace littoral.


Numéro 5 - Avril 2021

Éditorial

À la suite de la dramatique noyade de l’un de nos concitoyens amoureux de Berder, Monsieur Bertholom, Maire de Larmor Baden, nous fait part de sa colère par la plume de Madame Isabelle Jegouzo en première page du journal Ouest-France du 31 mars 2021 (voir l'article ici).

Or, que nous dit Monsieur Bertholom à la suite de ce drame humain et familial : il n’exprime aucune compassion pour la victime et sa famille mais dirige sa colère exclusivement contre les 20 personnes qui ont fait une mauvaise appréciation des horaires de passage. Il exonère la commune de toute responsabilité en se référant au seul affichage des horaires de part et d’autre du passage.

Or, côté continent, on ne voit que deux panneaux d’affichage, le premier s’adressant à ses « Chers Larmoriens » et le second mettant en garde le public contre le fait de s’approcher à moins de 50 m de la tour en partie effondrée.

Que nous dit encore Monsieur Bertholom ?
Que près de 20 personnes sont restées bloquées sur l’île de Berder; qu’averti par le CODIS, il a demandé aux pompiers de ne pas se déplacer ! Que les gens bloqués à Berder peuvent attendre la renverse; que mettre en place un service de navettes coûterait une fortune à la commune; qu’il s’agit d’une île privée.

Toutes ces affirmations sont éminemment contestables :

Un service de navette pourrait être mis en place si la commune n’avait pas dépensé des sommes très importantes dans la construction d’une nouvelle mairie à hauteur de 1,7 millions d’euros.

À défaut, la commune aurait pu mettre en place une borne d’appel reliée à un groupe de bénévoles, au service du port et pourquoi pas au passeur de Berder, Monsieur Giboire, qui vante cette qualité pour pouvoir occuper le domaine maritime de la Pêcherie.
Une telle borne d’appel serait à coup sûr moins coûteuse que les dizaines de caméras numériques de surveillance financées à hauteur de 50 000 € par la commune. À Berder, il ne s’agit pas d’empêcher les vols, mais de sauver des vies humaines.

Pour compléter ce dispositif peu coûteux également, la commune pourrait faire installer sur les deux rives du passage des bouées qui pourraient être lancées par les riverains en direction des malheureux qui tenteraient de franchir le courant. Ou encore mettre à disposition du public une barque de sauvetage avec rames permettant de quitter l’ile en aval du courant.

Il paraîtrait utile de consulter la SNSM sur les dispositifs appropriés plutôt que de stigmatiser les victimes.

Enfin, Le maire complète son dispositif exonératoire de responsabilité en rappelant que Berder est une île privée !

Sauf que le domaine maritime inaliénable qui entoure l’île de Berder appartient à l’État et au domaine public. Sauf que le sentier côtier littoral qui fait le tour de L’île est une servitude légale inaliénable qui appartient à l’État et au domaine public. Sauf que le maire, responsable de la sécurité sur sa commune, doit prendre en compte la fréquentation de Berder et étudier les dispositifs adéquats de mise en sécurité du public.

Or, qu’a fait monsieur Bertholom, maire de Larmor Baden et candidat aux élections départementales, pour défendre les droits d’accès du public à Berder ? RIEN ! Il s’est contenté d’interdire l’accès à l’île pendant de nombreuses semaines sans justification réelle; d’autoriser un projet d’hôtel de luxe avec béton et parking; d’établir un sentier côtier qui traverse sa commune en évitant Berder, d’autoriser le propriétaire de l’île de berder à détourner le sentier côtier, à occuper le domaine maritime de la Pêcherie, à transformer un hangar de service en habitation au mépris de la loi littoral.

La commune de Larmor Baden et son maire, responsables de la sécurité dans la commune, n’échapperont pas à leur responsabilité présente et future en se contentant de stigmatiser les victimes potentielles.

La Redaction


Numéro 6 - Mai 2021

Éditorial

Une nouvelle candidature de Monsieur Denis Bertholom, Maire de Larmor Baden, aux élections départementales de juin 2021, deuxième canton de Vannes

Pour quoi faire ?

Ça n’est pas à la lecture d’une interview de Monsieur Bertholom du 28 avril 2021 sous la plume toujours complaisante d’Isabelle Jegouzo que nous apprendrons quoi que ce soit sur les motifs de cette candidature !!!

S’agit-il d’une candidature alimentaire pour cet ancien agent commercial multicarte? En effet, la rémunération d’un conseiller départemental dans le Morbihan (750 000 hab ) est de 2333 € brut et passe à 2567 € brut si ce conseiller est membre de la commission permanente. Les électeurs sont en droit de savoir quelle est l’activité réelle du candidat, et le temps qu’il y consacre.

Est-elle au contraire portée par de nobles ambitions au service de la commune, du département ou de la région ?

Denis Bertholom nous dit sans fausse modestie qu’il a une bonne expérience des collectivités locales et des fonctions d’élus ; qu’il a su s’adapter à la loi Notre de 2015 ( ndlr : loi de décentralisation, réforme de l’État et intercommunalité; qu’il est fier de son dernier mandat départemental !!!

Mais qu’en est-il vraiment de sa brillante gestion ? Des questions environnementales ? De sa gestion de l’île de Berder et des droits du public local et départemental ? de la sécurité ? De la disparition sous ses deux derniers mandats municipaux de l’école publique et de l’école privée sous contrat de Larmor Baden ?

On sait par exemple qu’avec le concours de son adjoint Paul Allouet, agent retraité de la SNCF et surnommé affectueusement Attila (car l’herbe ne repousse pas après son passage), Denis Bertholom n’a cessé de dégrader l’environnement de sa commune en autorisant l’urbanisation des secteurs remarquables de Berder ( 20 appartements et 60 logements + un parking automobile de 97 places ) et de Pen en Toul ( 20 maisons sur une parcelle remarquable en surplomb du marais classé ) + une OAT de 15 maisons ...

Toujours à Berder, Denis Bertholom a réduit l’espace boisé protégé de 70 % à 10 %, ouvrant la voie au promoteur Giboire pour détruire 3600 m² de forêt , tentative manquée grâce aux Associations et au revirement du préfet.

Denis Bertholom n’a pas hésité par ailleurs à priver la population du département pendant de nombreuses semaines d’accès à Berder sous un prétexte fallacieux de destruction massive du site par la tempête Alex. Trois heures ont suffit aux services municipaux pour rétablir l’accès intégral au sentier côtier de l’île !

Le maire s’est encore distingué en refusant de défendre l’accès au sentier côtier qui est une servitude légale de passage : aucune protestation contre le détournement du sentier par le propriétaire; aucune protestation contre la confiscation de la pêcherie sur le domaine maritime au nord de l’île ...

Il est vrai que dans le domaine de la protection de l’environnement, notre candidat aux élections départementales a fait fort :

– Abattage de trois cyprès centenaires dans le parc de la Villa Ker Isol pour y créer une route d’accès au lotissement projeté à Pen en Toul, mais dont la création est aujourd’hui condamnée par la cour d’appel de Nantes,
– Abattage sauvage de 18 arbres dans la descente du chemin de Pen en Toul vers le Marais sous un prétexte fallacieux (constat d’huissier du 17 octobre 2018),
– Implantation d’énormes containers poubelles en haut du terrain du Moulin reconnu espace remarquable protégé par la cour d’appel de Nantes,
– Implantation d’un transformateur en haut d’un terrain faisant belvédère au-dessus du Marais de Pen en Toul (Chemin du Moulin),
– déclassement d’une grande partie des espaces boisés classés de Pen en Toul.
– Implantation d’une antenne monumentale de 30 m de haut maquillée en balais brosse sur le terrain de tennis de la commune, à proximité immédiate de maisons d’habitation et d’un lotissement, ainsi que d’une école privée à moins de 300 m. L’antenne a été construite par l’industriel Tech Invest choisi par le maire sans appel à la concurrence.... On comprend la méfiance des opérateurs à s’y installer au risque de provoquer l’indignation et la résistance acharnée des riverains… ( voir Larmor de Rire )

Il faudrait aussi que Denis Bertholom nous explique pourquoi il refuse toujours l’adhésion de la commune de Larmor Baden au Parc Naturel Regional du Morbihan dont le président est David Lappartient ?

Et pourquoi se revendique t-il de la même famille politique que Monsieur Lappartient ( droite et centre ) alors qu’il fait la sourde oreille à tous ses appels pour rejoindre le Parc Naturel Regional ?

Pour les questions de sécurité, Denis Bertholom, (émule de Christian Estrosi maire de Nice ), n’a pas hésité à installer de nombreuses caméras de surveillance dans son village de 900 habitants pour le prix de 50 000 € !!!

Par contre, Denis Bertholom refuse toujours de prendre des mesures de sécurité supplémentaires pour sécuriser le passage de Berder : borne d’alerte et d’appel, bouée de sauvetage à disposition, plate à disposition des retardataires, service de passage bénévole ...etc ...etc ...

Conclusion

Il serait bien utile que Denis Bertholom nous dise pourquoi il est candidat aux élections départementales !!!

Peut-être pourrait-il commencer par répondre au questionnaire de l’association Berder ensemble qui interroge tous les candidats aux départementales sur l’avenir de Berder, ile emblématique de la commune, du département et de la région.!!!

En tout état de cause, nous offrons à Denis Bertholom nos colonnes pour répondre à toutes ces questions et justifier de sa candidature désintéressée !

La rédaction


Numéro 7 - Juin 2021

Éditorial

Dans notre éditorial de mai 2021, nous évoquions la candidature de Denis Bertholom dans le deuxième canton de Vannes aux élections départementales des 20 et 27 juin 2021 et nous nous interrogions sur les motifs de cette candidature (voir éditorial du mois de mai).

Aujourd’hui, Denis Bertholom, qui s’oppose à la liste « environnement », publie sa profession de foi avec de belles promesses et intentions mais ne répond sur aucun sujet concret d’actualité.

Il ne dit toujours pas pourquoi il refuse l’adhésion de la Commune de Larmor Baden au parc naturel régional. Il n’hésite d’ailleurs pas à se revendiquer de David Lappartient, président du parc naturel régional du Morbihan, malgré son refus d’intégrer Larmor Baden au parc !

Il ne dit pas non plus pourquoi il a réduit l’espace boisé protégé de Berder de 70 à 10% ? Pourquoi il a privé la population du département d’accès à Berder pendant de nombreuses semaines ? Pourquoi il admet la confiscation de l’ile de Berder aujourd’hui reconnue comme site remarquable d’intérêt régional et national au seul profit du privé et du tourisme de luxe ? Pourquoi il ne défend pas le sentier côtier de Berder, servitude légale de passage contre les menées de l’entrepreneur privé : interruption du sentier côtier, privatisation du domaine public maritime des pêcheries ?

Denis Bertholom ne daigne même pas répondre au questionnaire que lui a adressé l’association BERDER ENSEMBLE, alors même que tous les autres élus se sont exprimés !

Il faut donc que Denis Bertholom laisse la place aux élus qui défendent véritablement l’environnement.

C’est pourquoi le journal de Larmor & Baden appelle à faire barrage à Denis Bertholom et à voter pour la liste écologique.

La rédaction