Numéro 9 - Août 2021

Éditorial

Larmor Baden : une municipalité en pleine dérive et déliquescence ?

Depuis plusieurs années, le conseil municipal dirigé par Denis Bertholom et ses conseillers en urbanisme Paul Alouette et Yannick Favé, multiplient leurs actions en faveur d’un urbanisme débridé en violation de la loi et au préjudice de toutes les dispositions de protection de l’environnement, à commencer par la loi littoral.

Cette équipe municipale part de trois axiomes parfaitement erronés : 1) plus on construira, plus la commune s’enrichira; 2) les projets privés finiront par enrichir la commune et permettront le développement des emplois; 3) la préservation de l’environnement est parfaitement accessoire et secondaire.

En ce sens, la même équipe a entrepris de réaliser un vieux projet consistant à bétonner un maximum sur un espace remarquable à la pointe de Pen en Toul (20 pavillons sur un espace remarquable en surplomb du Marais).

Pour y parvenir, le maire et ses conseillers ont tout tenté : détruire trois cyprès centenaires magnifiques dans le parc de la villa Ker Isol préalablement achetée au prix de 600.000€; ensuite, démembrer ce parc afin d’y construire une voirie de 8 m de large à l’emplacement des cyprès afin de desservir la parcelle objet du projet AFUL; revendre cet immeuble moitié prix pour y construire cette voirie inutile …

Hélas pour eux, le projet AFUL a été définitivement condamné par la cour d’appel de Nantes en juillet 2021 …

La cour d’appel de Nantes a par ailleurs consacré le caractère remarquable de ce site en surplomb du Marais de Pen en Toul. Cela n’a pas empêché notre équipe municipale de choc de réaliser des équipements surdimensionnés rue du Moulin et Chemin de Pen en Toul :

- une antenne industrielle de 30 m de haut construite sur une dalle de béton et confiée sans appel d’offres à la société Tech Invest (favoritisme , prise illégale d’intérêts ?) en pleine zone urbanisée sur un terrain de tennis, à quelques mètres des premières habitations et à 300 mètres d’une école primaire. Reste qu’aucun opérateur n’a accepté de prendre le risque de s’installer sur cette antenne !

- un transformateur destiné à l’alimentation d’un lotissement entier à Pen en Toul.

- d’énormes containers poubelles défigurant le paysage sur le même paysage remarquable en surplomb du marais.

- et pendant ce temps, la voirie de la rue du moulin a été sacrifiée semble-t-il pour se venger des riverains récalcitrants aux projets de la mairie …

Par ailleurs, la même équipe municipale a élaboré un PLU sur-mesure pour permettre la création de l’hôtel de luxe du groupe Giboire sur l’île de Berder avec un parking automobile de 97 places (Prise illégale d’intérêts ? Favoritisme ?) ainsi que diverses extensions d’urbanisation. Les espaces boisés protégés sur Berder ont été réduits de 70 à 10 % ; une zone NT a été instaurée au centre de l’île afin de permettre une extension de 30 % des immeubles existants ( Prise illégale d’intérêts ? Favoritisme ?)

Toujours est-il que cette présomption de connivence apparente a été encore renforcée lorsque le maire de Larmor Baden a encouragé l’occupation illégale de la pêcherie par Michel Giboire, puis le détournement du sentier côtier de l’île, puis l’interdiction d’accès à Berder pendant plusieurs mois…

Par ailleurs, la même équipe municipale a mené tambour battant d’autres projets dispendieux ou écocides : destruction sans nécessité de 18 arbres dans la descente de Pen en Toul ( Plainte pénale en cours); construction d’une nouvelle mairie pour le prix de 1.700.000€, dépense non régulièrement budgétisée. (défaut de transparence ?);

Installation pour un prix atteignant 50.000 € de dizaines de caméras de surveillance dans un village de 900 habitants, projet disproportionné, condamné par la CNIL ? (atteinte aux libertés publiques ? Défaut de transparence budgétaire ? Favoritisme dans le choix du prestataire ? Prise illégale d’intérêts ?)

Par ailleurs s’est installée une politique municipale pernicieuse de discrimination entre les habitants de Larmor Baden qui soutiennent les projets communaux et ceux qui s’y opposent :

dénonciations et injure en conseil municipal de groupes opposés aux projets municipaux,
menaces à peine voilées contre les mêmes,
tracasseries pour l’obtention de Velux,
opposition à tel projet de construction d’abri de jardin,
procès-verbaux dressés sans avertissement ni tentative préalable de conciliation,
refus d’accès de telle ou telle association au forum annuel des associations au prétexte qu’elle s’oppose aux projets de la commune,
refus de recevoir tel administré de Larmor Baden victime d’une agression nocturne…. etc , etc.

Ainsi, aux irrégularités proprement budgétaires de défaut de transparence qui seront bientôt soumis au contrôle de la Cour Régionale des Comptes, s’ajoutent de forts soupçons de corruption, favoritisme, prise illégale d’intérêts et discrimination sur lesquels vont se pencher notamment l’association Anticor et les services du Procureur de la République dûment saisis.

Docu Fiction :Giboire et Bertholom au téléphone

Le Journal de Larmor & Baden s’est procuré l’enregistrement d’un appel téléphonique de M. GIBOIRE à M. BERTHOLOM dans les minutes qui ont suivi le jugement du Tribunal administratif de Rennes. Une conversation qui nous éclaire davantage sur la relation entre les deux hommes. Le document a été formellement authentifié par nos journalistes, mais nous ne dévoilerons évidemment pas nos sources. Ecoutez plutôt :

• Allo, Denis ? Je suis venu te dire que je m’en vais !
« Comment ça Michel ? Tu ne vas tout de même pas nous lâcher comme ça, on a tout fait pour toi !
« Et bien justement, vous n’avez fait que des conneries ! J’ai l’air de quoi maintenant ? Un an que Berder Ensemble me traîne dans la boue et maintenant les tribunaux qui entèrrent mon hôtel ! Je te rappelle que je suis là pour faire du fric moi et là dans ton bled je ne récolte que des emmerdes !
« Mais Michel, on va faire appel ! On ira jusqu'en Europe, et pourquoi pas la Cour internationale de Justice ! On va peut-être gagner !

De notre correspondant à Larmor Baden Thomas Ezrec .

Larmor Baden bientôt devant la Cour Régionale des Comptes

Selon des informations récentes et concordantes du Journal de Larmor&Baden, le budget de la commune de Larmor Baden devrait être soumis prochainement au contrôle de la Cour Régionale des Comptes.

En effet, de nombreuses dépenses inutiles ou somptuaires de la commune de Larmor Baden n’apparaissent pas dans le budget ou font l’objet d’annexes parfaitement illisibles ou incontrôlées, au point que le comptable public se soit vu supprimer sa rémunération par la municipalité parce qu’il avait refusé d’avaliser cette gestion erratique.

On peut relever au niveau des irrégularités budgétaires et du défaut de transparence les opérations suivantes ( liste non limitative ):

– achat (600.000€) et revente à moitié prix (?.. l’heureuse propriétaire de cette villa se trouve d'ailleurs être une élue municipale !) de la Villa Ker Isol dont le parc a été amputé d’une parcelle destinée à la construction d’une route de 8 m de large affectée à la desserte d’un lotissement AFUL sur un espace remarquable en surplomb du Marais de Pen en Toul. ( espace remarquable aujourd’hui reconnu par les juridictions administratives )

Quelle est la différence entre Denis Bertholom, Paul Alouette, Yannick Favé et Pierre Violo

Réponse : aucune !

- Tous sont partisans d’un urbanisme débridé mais fructueux soit pour leur commune, soit pour leurs entreprises.

- Tous ne voient aucun inconvénient à détruire l’environnement d’un village remarquable lorsqu’il s’agit d’y faire du béton durable et du profit !

- Tous veulent urbaniser l’ile de Berder et la pointe de Pen en Toul en surplomb du Marais, espaces remarquables reconnus par les juridictions administratives.

- Tous veulent développer des extensions d’urbanisation au détriment des espaces protégés ou interdits par la loi littoral (voir notre article de ce mois sur Belle-Île).

–Tous veulent flatter un petit groupe d’identitaires Larmorien en leur faisant croire que ce petit bourg peut se développer à l’écart du monde !

- Tous s’opposent à l’entrée de Larmor Baden dans le Parc Naturel Régional de crainte de ne pouvoir y bétonner en rond !

Brèves ...

Après la défaite de Denis Bertholom à Pen en Toul, après la défaite du groupe Giboire et Denis Bertholom à Berder, le Conseil d’État inflige une nouvelle défaite aux cimentiers de Belle-Île, toujours sur le fondement de la loi littoral.

"Le Conseil d’État a bloqué cinq permis de construire délivrés à des particuliers, dans des hameaux situés dans les communes de Bangor, Sauzon et Le Palais, à Belle-Ile-en-Mer.

Six ans après le début des hostilités, les communes de Bangor, Le Palais et Sauzon, à Belle-Ile (Morbihan), voient cinq permis de construire qu’elles avaient délivré à des particuliers, entre 2015 et 2016, définitivement bloqués. À l’origine de ce litige, la très active Association pour l’application de la loi littoral dans le Pays d’Auray (AALLPA) qui agit afin, notamment, de « veiller à ce que la loi littoral soit scrupuleusement respectée dans le pays d’Auray et dans les communes littorales du golfe du Morbihan ».Voir l'article ici

Au lieu de se féliciter de ce que la loi littoral protège le littoral breton et le Morbihan en particulier des cimentiers de tout poils, pour éviter les désastres environnementaux que nous avons connu sur la Côte d’Azur, le journal Ouest-France, toujours aussi timide sur les questions environnementales de proximité, pose la question "la loi littoral est-elle trop restrictive?" !!!???

Comme si c’était la question du jour à l’heure du réchauffement climatique, des pollutions de tous ordres, du risque de submersion marine et autres catastrophes liés à la dégradation des océans et de la planète. !

La rédaction